Montréal – « Smoky Mountains », 4200km

Juin 2005

Cette année le mois de mai ne nous a pas gâté. Pluvieux et froid, les « riders » n’ont pu en profités. Juin se reprend, le temps chaud, lourd et humide des derniers jours nous vole des heures de sommeil, mais au moins la « ride » de moto ce fait plus agréable.

Aujourd’hui, lundi le 13 juin, c’est le jour d’un départ attendu, c’est pour moi les vacances. Deux semaines planifiées depuis quelques temps. Destination ? Descendre l’Est des États-unis, jusque dans les « Smoky Mountains » au Tennessee, en passant par les Blue Ridge Mountains et sa fameuse « Blue Ridge Parkway »

Un endroit magnifique avec de nombreuses routes sinueuses, des panoramas à faire rêver, et surtout un objectif bien précis, celui d’aller à la rencontre de d’autres motocyclistes globe trotteurs.

Grant et Suzan Johnson http://www.horizonsunlimited.com/ organisent depuis leurs retour d’un tour du monde en moto, des rencontrent entres motocyclistes désireux de partager leurs expériences du voyages. Et c’est justement l’envi dans apprendre qui m’a décidé de partir pour le Tennessee, c’est-à-dire un voyage de plus de 4200 km, aller-retour.

C’est ma première grosse « ride » et en solo en plus. Rien de comparable avec celle des gens que je vais rencontrer, eux parfois quittent pour des mois et même des années voir plus de dix ans pour certains. Je me fixe deux objectifs, le premier, essayé de voyager avec un budget restreint, de 50$/jour, incluant l’essence, la bouf et le coucher. Lors de mes lectures la plupart des globe trotteurs motocyclistes affirment êtres en mesure de maintenir un rythme de vie intéressant avec un budget au alentour de 50$/jour. Bien sûr 50$/jour en Amérique du Sud ou en Asie c’est vivre dans le luxe. Par contre, 50$/jour en Europe où en Amérique du Nord c’est autre chose. Et encore avec le prix de l’essence qui n’arrête pas de grimper, il faut voir. Mais bon, c’est un point de départ. Mon deuxième objectif, c’est de vivre le côté solo de l’aventure. Partir seul signifie que je ne pourrais partager, ni les bons moments ni les difficultés. Ça veut, par contre, également dire que je pourrais improviser mon horaire, mon itinéraire, et aller au grès de mes impulsions.

Jour 1
Avant de partir je dois attendre l’ouverture de la bibliothèque. J’ai des livres à rapporter. Si j’attends à mon retour, je devrais payer une pénalité de retard.

L’humidité est insupportable. Je pars avec un peu de retard, les derniers préparatifs me prennent plus de temps. Il est 10h30, enfin je roule. Je suis agréablement surpris que ce soit aussi facile de sortir de Montréal, un peu de travaux à la hauteur du boulevard St-Jean, mais ça va. La pluie s’en vient. On va avoir des orages c’est sûr. Juste à regarder le ciel couvert de nuage noir à l’ouest. Le temps est lourd et chargé d’humidité depuis maintenant 3 jours. Premier arrêt, Vaudreuil à l’ouest de Montréal. Question de faire le plein et de profiter du moment pour prendre un gros déjeuner, il est 11h30 ce sera mon repas de la journée. La fin de l’après-midi s’annonce sous la pluie et je ne sais pas où je serais à ce moment là. Mon idée rejoindre les Mille-îles par la 20 ouest puis la 401, traverser aux États-unis par le pont de la route 137, avant la ville de Kingston, celui qui rejoint la I-87 dans l’état de New York. Il y a un péage, il coûte 3$ US.

C’est l’orage il le fallait bien. La lourdeur du temps me rappelle à peu de chose près ce que j’ai vécu en camping, en famille lors d’un voyage dans les Kitty Hawks en Caroline du Nord, il y a quelques années. « Hé! Qui faisait chaud !!! » Vous en souvenez-vous les enfants ?

Maintenant il flotte, le ciel est déchaîné, mais je suis à l’abri depuis une bonne heure, sous la tente en train de siroter un petit « Masi 2001 » que l’on ne trouve plus chez nous, ici les Américain sont à la bière, alors en fouillant un peu les tablettes de leurs Liquor Store on arrive à trouver de petite perle oubliée. Avant la pluie, j’ai eu le temps de me doucher, ce n’était pas un luxe après une pareille journée chaude et collante. Pour prendre mon temps dans les Blue Ridge Mountains, j’ai décidé de rouler 500-550km les deux premier jours, aujourd’hui ne voulant pas me faire prendre par la pluie, j’ai finalement fait Montréal – Cortland, un peu passé Syracuse. 485km. Le camping est bien, beaucoup de maringouin ce soir…

Je « gaz » souvent, au 200-210km !! J’ai fais réajuster mon carburateur juste avant le départ. Je trouvais que la moto après 12000km commençais à avoir des rater. J’espère que c’est pas au mauvais ajustement qui fais qu’elle consomme beaucoup. Ça me déçois un peu mais faut dire aussi que ma vitesse de croisière ce situe aux alentour de 120-130km/h. ce qui fait tourner le moteur à haut régime, en continu. En tout cas elle roule bien.

Jour 2

Il a plu fort une bonne partie de la nuit. Ce matin elle a cessé. Mais je ne m’attarde pas à me préparer un café où un petit déjeuner, le temps est trop incertain. J’ai juste le temps de démonter la tente et de tout ranger, que la pluie recommence, finement. J’ai 600km à faire aujourd’hui je déjeunerais sur la route.

Il est 9h00, j’ai presque 100km de fait. J’arrête manger et me dégourdir les fesses, un peu. Il a plu en partant, mais depuis un peu de crachin, à l’occasion c’est tout. C’est dommage que le temps ne soit pas si clément, ce serait plus agréable, mais ce n’est quand même pas si pire que ça, pourvu qu’il fasse beau sur la « Skyline Drive » et que le mauvais temps ne me suive pas pendants mes vacances.

Tient! Une mini fourgonnette pleine de Yamish, 16 au total. Ils viennent déjeuner. 3 hommes, 7-8 femmes et des enfants. C’est une curiosité pour moi mais probablement pas pour les gens de la Pennsylvanie. C’est décidé, pas question de manger dans les « fast food », les restos de la place réservent des surprises et des gens à rencontrer. Les prix sont aussi beaucoup plus raisonnables que dans les « fast food ». Un bon repas incluant soupe, pain, repas, dessert et café, peut me coûter 6$-7$ US le prix d’un pas bon McDo.

Les autoroute Américaine sont magnifiquement bien entretenue. Je traverse la Pennsylvanie sans aucun problème. Je me sens bien avec le fait d’être seul, la solitude me va. Je ne me sens pas encore en vacance mais ça viendra.

C’est l’après-midi, je m’arrête une heure me rafraîchir sous l’ombre d’un arbre même à 120km/h il fait chaud, trop chaud. Vite de l’ombre et de l’eau.

La journée de déroule bien 16h45 j’arrive à l’entrée du parc de Shenandoah, dans la ville de Front Royal en Virginie Occidental, le début de la route panoramique à laquelle je rêvais. Malheureusement le premier camping n’a pas de douche, je me « tappe » un autre 80km, pas question de dormir dans mon sac de couchage sans me laver. Au total aujourd’hui j’ai fais 693km. C’est beaucoup mais je m’étonne comment ça ce fait bien.

Je suis dans le parc de Shenandoah depuis une heure et déjà j’ai vu plusieurs « rattlesnake » genre de vipère à sonnette, des lièvres, des chevreuils, et des souris.

Le camping « Big Meadow » est magnifique, les douches sont propres. La soirée sera superbe, avec un magnifique couché de soleil. Dès mon entrée dans le parc, la fraîcheur de la forêt s’est fait sentir. Ça fait du bien. Au menu salade Grec, Masi et Café en soirée. Pas de feu je suis complètement crevé. C’est bien ici.

Jour 3

Wow ! Quelle belle matinée. Le soleil me réchauffe de ses rayons, je m’attarde dans mon sac de couchage. J’ai eu froid cette nuit, un peu. Je me prépare un bon café chaud, défait le campement, me prépare, fais le plein et finalement prends la route à 10h00.

La « ride » est belle et j’aimerais bien la partager avec un copain ou encore mieux une copine, mais ça va. Je peux dire que la solitude ne me pèse pas encore. En tout cas je ne la sens pas ainsi. Mais c’est tellement agréable, la tranquillité de l’endroit, les routes, les paysages.

Je m’arrête à Loft Mountain à la borne 75, pour le petit déjeuner-dîner. Je commence à comprendre que de déjeuner-dîner, c’est une bonne façon de couper la journée en deux, de prendre du repos, de se dégourdir, de bien manger, souvent à moins cher qu’un repas du midi.

Ce midi, j’ai suis descendu de la montagne pour rejoindre la vallée, à Buenas Vista. J’avais besoin d’essence et ici sur la Skyline Drive on trouve peu ou pas de station service. La descende fut un vrai plaisir ! Des kilomètres de courbes et 1500′ de dénivelés, à basse vitesse. Wow ! Encore !!

Aujourd’hui j’ai parcouru 350km en 7hres !! Ce n’est pas comme rouler sur les autoroutes. Arrêt à Roanok Campground, je monte la tente. La soirée s’annonce encore très belle, je descend en ville pour acheté le souper, le vin et les quelques petites choses qui me manque. J’ai perdu ma casquette en la laissant sur le dessus de mes bagages et hier j’ai oublié mon éponge dans la douche. Ouf !!! C’a été long. 1h30. Ici il fait beau et frais. Au menu ce soir pour souper, salade verte, thon, Chianti, fromage Avarti et gâteau.

Ce qui m’étonne le plus en ce moment, c’est de me retrouver au milieu des États-unie entouré des plus grandes villes du monde et d’avoir le terrain de camping à moi tout seul. Il n’y a presque personne sur la route, personne ici et même les bibittes sont ailleurs.

Jour 4

Lever 8h30 la fatigue des derniers jours me rejoint, où c’est peut-être le « beat » des vacances qui se fait sentir. Je pars de Roanok. Il est 10h00. La route est belle le soleil est au rendez-vous. Arrêt, lunch, essence et repos à Doughton Park. J’avais pensé faire une petite journée et passé la nuit à Boones, mais ça roule bien alors je continu un peu plus loin.

Deux fermetures de la route principale m’obligent à faire un détour. Mais c’est avec une grande joie que je découvre des coins extraordinaires. Un détour de Linville falls à Spruce Pin et un extraordinaire détour de Buck Greek Gap à Ashville en passant par Black Mountain.

Descendre la montagne par le gap. Ouf !! a couper le souffle.

Il fait encore beau mais ce soir je décide de me prendre un motel à 35$ U.S. Question de faire un peu de lavage, de profiter d’un bon lit et d’une bonne douche. La moto roule bien, elle est très confortable pour la grande ride et se comporte admirablement bien dans les courbes à basse vitesse. J’en suis content, je l’adore. Je ne m’ennui pas. Demain j’arrive au bout de mon trajet. Pour 2 ou 3 jours je resterai au même endroit, ça va me reposer de la route. Je suis assis à l’extérieur de ma chambre à prendre un petit verre de vin et à écrire c’est quelques lignes. La soirée est belle, le temps est bon. Aujourd’hui 446 km. Ne pas avoir été seul j’aurai eu envie ce soir de fêter. Ici à Black Mountain c’est un peu comme à St-Anne-de-belle-vue près de Montréal. C’est-à-dire, boutiques, restos, et rue touristique. Mais la ville est bien tranquille. Il doit y avoir une période de l’année où les touristes afflux.

J’ai envi de faire de nouvelles rencontres, à part quelques conversations anodine « Hi sir how are you? Find find thank you and You », j’ai comme un peu hâte de parler avec du vrai monde.

Jour 5



Je suis gâté par la météo. Depuis mon départ à part le premier soir à Syracuse, que du beau temps. A Ashville je reprends la Blue Ridge Parkway pour me rendre à ma destination finale. J’y serais en fin d’après-midi. Ça roule bien. Un peu plus de monde sur la Skyline Drive, mais c’est vrai que c’est la fin de semaine qui commence et que probablement les gens commencent leur week-end, comme nous parfois, un peu d’avance.

Tout va bien sauf pour la presque panne d’essence sur le Mont Pisgah, le plus haut sommet du parc et des Blue Ridge Mountain à 5721′.

La carte du parc m’indiquait bien une station d’essence au sommet, mais malheureusement elle à du fermé il y a quelques mois. Ça m’ennui, je ne sais pas combien de temps je peux rouler encore. Par paraisse et par certitude, qu’il y avait une station sur le mont, je suis passé tout droit à la station ce matin en me disent … des conneries. Depuis mon départ je fais le plein au 200-205km, je suis déjà dépassé les 200km. Comme je suis au plus haut point de mon trajet, je coupe le moteur et amorce une longue descente simplement en roulant au neutre. Après 10 ou 15km à la première passe, je bifurque et amorce une seconde descente tout en bas de la montagne, à temps, au prochain village. J’ai roulé pas mal plus de 240km probablement que mon calcul de 205km par réservoir est bon seulement quand je roule à haut régime. Maintenant que je circule sur de petites routes de montagne, mon rendement est probablement repasser à 260-265km par réservoir, comme avant. Ouf ! Ce qui est dommage de cette épisode c’est que concentré à réussir à parvenir à une station service, je n’ai pas apprécié toute la beauté de cet endroit. Mais enfin … j’aurais aussi pu être obligé de l’admirer pendant des heures, et des heures, et des heures, à attendre un dépannage.

Finalement comme j’arrive assez tôt à mon point de rencontre au Iron Horse Motorcycle Lodge, je décide d’aller faire un petit tour du côté de « The Tail of the Dragon » a Deals Gap, http://www.tailofthedragon.com/ l’une des route les plus sinueuse des Etats-Unis avec 318 courbes en seulement 11 miles de route. Le rêve de tout motocycliste. Au sortir d’une station service, je rencontre un travailleur à qui je demande mon chemin. Il me dissuade d’y aller maintenant, étant donné que nous sommes en fin de journée, il m’affirme que j’aurais besoin de 3 ou 4 heures pour m’y rendre, la faire et revenir. Je retourne donc au Iron Horse, et planifie d’y revenir demain.


Vendredi soir nous avons eu droits à des récits de voyages. James qui est partis pour 6 mois jusqu’à Ushuaia en Argentine. Le bout du monde, il n’y parviendra pas un bris de moto majeur la arrêter à quelques centaines de kilomètre de son objectif. Il y a eu aussi les 3 gars parti pour Baja, au Mexique, une aventure de 15 jours sans bagages, à coucher à la belle étoile et à rouler sans arrêt sur leurs hors routes.
Plusieurs autres sont venus raconter leurs aventures. De quoi faire rêvé. Les gens ici font parti de mon monde. Ils réalisent où rêve aux mêmes choses que moi. J’apprends de leurs expériences.

Jour 6

Aujourd’hui Samedi, je « ride » Deals Gap et la fameuse route US129. « The Tail of The Dragon ». Je la fais deux fois à l’aller et au retour. Mon feeling. C’est comme faire du slalom en ski, pareil, un coup à gauche, un coup à droite, un coup à gauche, un autre coup à gauche, un coup à droite. Vraiment le feeling est semblable, et comme le ski il faut s’exécuté rapidement, les courbes viennent vite.

Au retour j’étais plus fatigué, mes reposes pieds ont accrochés le sol plus souvent. Il y a avait quelques « racer » qui eux jouent aux casses coups. D’ailleurs les décès sur cette route ne sont pas rares. De retour au Lodge l’après-midi ce passe en compagnie de Grant qui nous raconte son voyage qui a duré plus de dix ans et qui les ont menés lui et sa femme sur les cinq continents. La soirée ce passe de la même façon. Rencontre, échange, et rêverie. Je prends des notes…

Demain c’est Dimanche, je dois déjà me choisir une route pour le retour. Je n’en ai aucune idée. L’autoroute à grande vitesse ou les petites routes de campagnes pour un retour tout en lenteur. Il me reste encore une semaine de vacance, où est-ce que j’aimerais la passée. Côté budget chaque journée additionnelle me coûte environs 100$ cnd. Peut-être que je vais rouler l’autoroute jusqu’à ce que je me décide.


Jour 7

Après le petit déjeuner, c’est le départ, le retour au pays. La plupart des participants quittent aujourd’hui. Nous sommes deux Canadiens, mais ne ferons pas la route ensembles. J’aime trop ma solitude, pour partager mon temps avec quelqu’un d’autre. Mais c’est plus que ça. Le fait de pouvoir improviser, de pouvoir vivre à mon rythme même si ce rythme est fou ou démesurer, me convient.

Je roule, je roule, je roule. Je déniche un petit motel, je suis à Winchester. J’ai fais 893km c’est beaucoup. Mais encore une fois la moto est confortable, se conduit bien, et les routes Américaines sont tellement bien aménagées. Rien de particulier, j’allume le téléviseur de ma chambre de motel, et finalement je me couche tôt.

Jour 8

Je pourrais être à la maison aujourd’hui, en fait tard ce soir si je le voulais. Je ne sais pas. Il est 9h00, j’y pense. Je manque d’huile, beaucoup d’huile j’ai bien fais de vérifier. Je constate que j’en ai beaucoup brûlés avec les chaleurs et le haut régime. J’aurais dû faire attention, enfin je réussi à corriger le problème et repars.

C’est grand les Etats-Unis, j’ai toujours l’impression de ne pas avancer. Je suis fatigué, hier les dix heures et 893km ont étés « tuff » sur le corps, au plus tard je serais à la maison demain et puis j’ai le reste de la semaine pour me reposer.

Pour faire changement de la route prise en descendant, je bifurque sur la I-88 et décide de rentrer au pays par les Adirondack. Je monte ma tente à Northville au camping municipale du lac Sacanda. C’est super beau, tranquille et agréable. Je n’ai pas mon kilométrage officiel pour la journée, malheureusement je l’ai effacé par erreur mais je dirais que j’ai roulé 750 ou 800 km. Demain je serais à la maison.

Avant de quitter Montréal, la semaine dernière j’ai pensé utiliser du lait en poudre pour la première fois en camping, c’est surtout pour mon café du matin, que j’en ai besoin. Beaucoup plus facile à transporter, le goût est identique au lait de tous les jours. Mais en prime, je viens tout juste de me cuisiner un excellent Fettuccini Alfredo, une pierre deux coups.

Je suis fatigué, je rentre sous la tente me coucher. Je voyage avec un matelas gonflé. Vieillesse oblige. J’ai installé une prise de 12v sur la moto. Ce qui me permet également de recharger mon téléphone portable, que je traîne en cas d’urgences sur la route.

Demain je serais à la maison, je n’ai pas vraiment le goût d’appeler qui que ce soit avant quelques jours. Ma grande peur finalement de souffrir de la solitude, ne c’est pas réalisé. Je vie bien avec moi-même. C’est une découverte pour moi.

Jour 9

Une autre belle journée. Les Adirondack c’est magnifique, les montagnes, les rivières, les routes sinueuses, la forêt. Je décide de passer la frontière à Châteauguay, USA. Un petit village américain situé juste au sud de Franklin, Qc. À Franklin sur la Covey Hill, j’ai une connaissance, je vais en profiter pour lui rendre visite, ce sera agréable de la voir après plusieurs années. Je ne me sens pas pressé de rentrer à la maison, je me sens en territoire connu, j’ai un « beat » plutôt lent.

Les derniers 437km sont faits, c’est fini. Ça n’a pas été un voyage reposant. Rouler, avaler de l’asphalte, ce n’est pas de tout repos, mais pas un problème pour moi, c’est même un plaisir. Côté budget, je ne suis pas arrivé à respecter les 50$/jour que je m’étais fixé. J’ai plutôt dépensé entre 75$ et 100$ cnd/jour. L’essence coûte cher, le coucher aussi, même en camping.

Le temps a été de mon côté, magnifique à partir du jour 2, et tout au long du voyage. J’ai vraiment fais un beau voyage ou j’ai appris plusieurs choses, sur moi et sur la manière de voyager en moto. À refaire absolument, mais avec des amis cette fois-ci !

Fin.

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