Virée en Jamaïque

Février 2009

Un autre départ cette fois-ci la Jamaïque, une suggestion de Julie, le Pays de Bob Marley. Depuis longtemps elle rêvait de cette île bucolique aux mille fleurs et aux nombreux oiseaux. Ce voyage se prépare depuis plusieurs semaines, j’ai beaucoup lu et beaucoup surfé sur le web pour finalement décider de ne rien planifier, ce sera un « no where » en sac à dos avec pour seul guide un Lonely Planet et le confort d’une voiture de location afin de pouvoir faire le tour complet de l’île en 15 jours. Le transport en commun n’étant pas très fiable en Jamaïque et ayant si peux de temps devant nous, c’était un bon choix.

Jour 1

Il est 5 h 40, nous sommes à l’Aéroport de Montréal pour un vol vers Toronto puis Montego Bay. Un vol que nous avons déniché pour 500 $ l’aller et le retour, une aubaine. Julie est un peu nerveuse des glouglous dans l’estomac, c’est sont premier voyage à l’extérieur d’un hôtel tout compris. C’est l’aventure qui commence ma petite Julie . . . Bon voyage!

Quitter l’hiver pour le soleil chaud du Sud, sortir d’un aéroport après seulement quelques heures de vol et sentir une bouffée de chaleur humide, quelle sensation agréable. Oui c’est vrai, mais pas cette fois-ci le temps est plutôt maussade et frais, j’en reste un peu surpris, mais pas déçu, nous avons 15 jours devant nous, le beau temps c’est pour plus tard.

La seule chose que nous ayons organisée au départ de Montréal, c’est la première nuitée à l’hôtel. J’aime beaucoup organiser mes « no-where » de cette façon je trouve que ça permet de s’acclimater à l’endroit, d’en prendre une première lecture, de comprendre le fonctionnement de l’argent, la valeur des choses, le mode de vie des gens sans avoir à vivre le stress de trouver un premier endroit pour dormir et d’éviter de parcourir la ville de long en large parce que l’on a pas choisi de débarquer dans le bon quartier.

 Il est 16 h un taxi nous dépose au Caribic House, la chambre est jolie et propre, les gens sont accueillants. On y laisse nos sacs à dos et partons faire la tournée à pieds dans Montego Bay.

Juste en face de l’hôtel à la plage Doctor’s Cave Beach il semble y avoir une petite terrasse ou nous pourrons y prendre notre première bière locale. La terrasse se nomme The Dock Restaurent & Bar, Julie et moi commandons deux salades et de la bière jamaïcaine « Red Stripe », nous avons faim.

Conversion de l’argent

1$ US = 80$ JMD

1000$ JMD = 12 $ US

Il est 18 h nous décidons de passer à la chambre faire une petite sieste avant de sortir plus tard en soirée pour le souper. Une sieste qui finalement se transforme en dodo pour la nuit, la fatigue du voyage, le levé aux petites heures.

Jour 02

C’est aujourd’hui que nous prenons possession de la voiture, Dahna Rental viendra nous prendre à l’hôtel à 10 h, afin de nous rendre à leurs bureaux remplir les formalités. On a le temps de se trouver un petit resto pour déjeuner. La dame de notre hôtel nous dirige vers le St-James Plaza, où nous n’y trouvons rien d’ouvert, mais en face au Doctor’s Cave Beach Hotel, il y a une petite terrasse très bien où l’on y déjeune. Montego Bay n’est pas une très grande ville marcher y est facile et simple. Sur le chemin du retour vers l’hôtel, Julie en profite pour acheter des cartes postales.

Dahna est au rendez-vous, se rendre à leurs bureaux situés à l’extérieur de Montego Bay n’a pris qu’une quinzaine de minutes. Les Jamaïcains sont de très mauvais automobilistes, ils conduisent rapidement, font des dépassements complètement illégaux et somme toute sont assez dangereux, ils n’ont pas bonne réputation. Lors de la location, j’ai dû insister auprès du locateur pour faire valoir que j’étais couvert en cas de collision par ma carte Visa. Je ne voulais pas contracter son assurance et il n’avait qu’à téléphoner à Visa pour confirmer le tout, ce que j’avais déjà vérifié à Montréal avant de partir. Finalement c’est bon après quelques vérifications il accepte je suis couvert, cependant j’ai dû acheter une assurance responsabilité civile parce qu’ici il n’y a pas comme chez nous de « no-fault » tuer un médecin ou un avocat pourrait coûter cher …

Après une heure nous prenons enfin la route à bord de notre Toyota Corolla.

Un peu inquiet au début, la confiance vient rapidement. C’est qu’en Jamaïque la conduite est à gauche de la route donc le volant à droite, c’est pour moi une première. Ce qui m’est le plus difficile dans l’apprentissage d’une conduite à gauche c’est de réagir rapidement aux situations, il faut oublier nos vieux réflex de 30 ans de conduite nord-américaine. Donc il arrive assez souvent que je choisisse de passer tout droit, pour ensuite revenir sur mes pas question de ne pas nous mettre en danger.

Nous prenons la route du Nord direction Ocho Rios, premier arrêt Martha Brae River pour une descende de rivière de 5 km en radeau de bambou d’une durée d’environ 1h30. Le site est calme les autobus remplis de touriste ne sont pas encore arrivés. La descente est agréable et relaxante.

À la fin, nous prenons une bière au petit kiosque d’accueil et le proprio est là. Comme c’est tranquille, il en profite pour nous demander de quel endroit en vient, alors on lui dit Montréal au Canada et c’est alors qu’il nous dit : . »Je suis déjà allé à Montréal et je suis allé voir un match des Expos » – ça fait un bail…

Nous reprenons la route le temps n’est pas génial, c’est très nuageux.

Nous commençons à regarder autour pour nous loger, quelques suggestions du guide nous dirigent vers Ste-Ann’s Bay, mais nous avons peine à trouver les adresses qui ne sont pas toujours claires et bien plus souvent inexistantes. Finalement nous logeons au Rose Garden Hôtel, correct, propre, mais sans aucun service, même qu’à notre arrivée nous n’avons pu nous enregistrer correctement, l’électricité faisant défaut et problème avec l’eau chaude.

En soirée nous passons à l’épicerie ramasser quelques victuailles, surtout de la bière locale, elle est peu coûteuse (1.20$) et pas mal, du tout. En quittant l’hôtel, la charmante dame nous suggère une bouffe au Scotchies Jerk Center dans St-Ann’s bay.

Un petit bar resto super cool avec spécialité locale le Jerk, super bon !

Jour 3

Aujourd’hui le vent souffle, il ne fait pas soleil. Nous n’avons pas de distance à faire, ce sera relax.

Nous quittons pour Ocho Rios qui est seulement à quinze minutes de voiture d’ici. Nous nous arrêtons déjeuner au Sand Castle Hôtel un tout compris de l’endroit, mais qui permet l’accès à sa salle à manger. Au menu, un petit-déjeuner typiquement Jamaïcain, banane, sautée d’oignon, de piment, d’épinard, le tout servi avec du poisson et leur fruit national le Ackee (qui ne goûte pas grand-chose).

La voiture étant bien garée à l’entrée de la ville, nous en profitons donc pour marcher d’Ouest en Est. Nous visitons les lieux et rencontrons Tommy à qui nous demandons conseil pour nous loger. J’avais bien quelques suggestions en tête proposée par le Lonely mais nous convenons de le suivre à travers les rues et ruelles de la ville, il a envie de partager avec nous ses endroits préférés, et peut-être commissionnés ! Finalement le Silver Sea sera très bien à 50 $ la nuit

nous prenons une chambre pour 2 nuits et comme la voiture est à l’autre bout de la ville nous reviendrons plus tard y déposer nos bagages. Nous offrons 500 JMD à Tommy pour son aide.

Ocho Rios est un arrêt très fréquenté par les luxueux Paquebots de croisière. Les gens y font une courte escale de 1 ou 2 heures, parfois une demi-journée. Nous flânons, Julie en profite pour faire les boutiques.

C’est l’heure du lunch, nous descendons vers les quais pour aller manger. Le Coconuts Bar, petit resto touristique situé sur le quai, est prêt à recevoir des hordes de touristes, mais aujourd’hui il n’y a pas de Paquebot au port ce qui fait que la ville semble déserte. Le lunch du midi est cher, Julie se paie un Pina Colada, moi une bière et on bouffe des wraps. 50 $ pour deux pas donner, vive les attrapes touriste ! Nous repartons récupérer la voiture pour entrer à l’hôtel, et nous installer.

Il est 18 h nous sortons en ville à deux coins de rue. Dans les Antilles la nuit est tombée à cette heure-ci. Assis dans les marches d’escalier d’une épicerie, nous nous amusons à observer la vie des Jamaïcains, leurs façons de faire, leur habitude. C’est samedi soir le stationnement de l’autre côte de la rue est bondé de gens qui font du commerce, un genre de marché en tout genre. Les gars ont leurs coffres de char ouvert la musique à plein volume. La ville grouille et bourdonne. Nous sommes les seuls touristes mêlés aux Jamaïcains. Ce sont les moments que je préfère en voyage, être là et observer, du bonheur pur.

On s’est tellement fait dire avant notre départ que la Jamaïque c’était dangereux et risqué, par qui croyez-vous ? Des gens qui évidemment n’y avaient jamais mis les pieds.

Finalement on se retrouve à diner au Rhubes, Terry est charmante. Agneau au curry pour moi et poisson pour Julie, excellent. La soirée est agréable, nous rentrons à pied. La ville est plus calme, il est passé 21h les commerces sont fermés, le stationnement du marché est vide quelques retardataires pas plus. Petit arrêt au dépanneur pour popsicle, bière et eau à emporter à la chambre.

Jour 4 Ocho Rios

Aujourd’hui le ciel semble plus clément, les nuages ne semblent pas être là pour rester. Nous déjeunons sur la terrasse de l’hôtel avec vue sur la mer, au menu crêpe et sirop d’érable, ben oui! ben non! ce n’est pas du sirop de chez nous, c’est plutôt du sirop de poteau d’érable, mais bon.

Nous avons aujourd’hui envie d’aller du côté des Dunn’s River Fall marcher la rivière en remontant les chutes, un must dans la région. On dit que les chutes sont les plus belles des Caraïbes, mais il fait froid alors nous prenons la route, mais pas sur qu’on ira. Notre Lonely Planet parle également de la région de Fern Gully où de vaste étendue de terre ont été plantée de fougères, aujourd’hui géante elles font le pont d’un coté à l’autre de la route, assez spectaculaire.

Sur le chemin de retour le soleil se montre le bout du nez, nous bifurquons vers les Dunn’s River Fall, l’endroit est charmant. Organisé pour des masses de touristes nous nous y retrouvons à un moment de la journée assez tranquille malgré le fait que nous avions vu ce matin un paquebot arrivé au port d’Ocho Rios.

Les Dunn’s River Fall c’est un parc d’attractions avec une entrée payante à 15$ par personne ou à 125$ en forfait à partir de votre hôtel flottant ou terrestre avec un transport et peut-être quelques informations sur la région, à chacun sa façon de voyager.

Mais ce qui m’exaspère c’est quant les locaux s’aperçoivent qu’ont ne fait pas parti d’un groupe, l’insistance démesurée qu’il faut absolument qu’ils nous prennent en charge comme accompagnateur et que pour quelques dollars, pourboire en sus bien évidement, ils nous feront vivre une bien meilleure expérience …

Petit conflit entre moi et Julie, qui n’a pas compris que ce n’est qu’une attrape à touriste et que leurs techniques de nous dire que c’est obligatoire, ou que c’est mieux, ou que c’est gratuit, ou que, ou que, ou que … n’a qu’un seul but celui de nous soutirer des dollars. C’est quand même drôle qu’on ne les voie pas harceler les touristes au look jamaïcain …

Quelques scènes du film James Bond 007 contre Dr. No incluent l’actrice Ursula Andress marchant sur la plage de ces chutes…spectaculaire, à voir.

En quittant les Dunn’s nous décidons de retourner sur nos pas à Ste-Ann’s bay, le village voisin, c’est l’heure de l’apéro et on a envie de se retrouver au Scotchies Jerk Center découvert hier.

Nous rentrons à l’hôtel avec nos restants de bouteilles de rhum parce que le barman au lieu de nous servir deux verres de rhum, il nous a donné à chacun une demi-bouteille et deux verres. Pas cher le rhum ici 2$ ou 3$ la demi-bouteille…

Ce soir pour souper, il y a un petit resto sur St-James qui pourrait être intéressant le World Fish. Finalement changement de plan, nous tournons à gauche sur la Main pour nous retrouver au Bibibips Bar & grill. Ils semblent être sur le point de fermer, mais le serveur accepte de nous servir. Au menu, filet de Red Snapper légèrement fariné pour Julie et poulet au curry avec lait de noix de coco pour moi. Tout est bon, frais, et ce, tout le temps.

Nous marchons jusqu’à l’hôtel, mais cette fois-ci j’avoue que je me sens petit dans mes souliers. Intuition ou fabulation ? Ne tardons pas trop les rues sont vides ces dimanches petits arrêt au Super Market pour acheter des popsicles, de la Smirnoff et de l’eau, il fait bon, mais rentrons …

Jour 5

Il pleut, il a plu une grande partie de la nuit et il me semble qu’il pleuvra toute la journée. On s’informe puis on se fait dire qu’il pleut souvent au nord, mais que le sud de l’île reçoit beaucoup moins de pluie annuellement, probablement dû aux montages (Blues Mountains) qui retiennent les nuages plus au Nord. Le voyage avait d’abord été planifié, de faire le tour de l’île dans le sens des aiguilles d’une montre, par le Nord, l’Est, le Sud et l’Ouest. Nous sommes en auto, rien ne nous oblige de continuer à voyager avec le mauvais temps. Julie ! Changeons nos plans.

C’est décidé nous choisissons la route du Sud, direction les plages de Négril. Cette région n’est qu’à 3 heures de route pour un Nord Américain c’est peu. Nous retraversons, Ste-Ann’s Bay et Montego Bay. Déjà il fait beau et chaud, quel changement il n’a pas plu ici. À Lucea nous arrêtons au petit Jerk du bord de la route. Négril n’est plus très loin.

Negril est une ville et une station balnéaire de la côte occidentale de la Jamaïque. Elle s’étend sur deux paroisses du comté de Cornwall : Hanover et Westmoreland. Le centre de Negril, la station balnéaire de West End sur les falaises et la partie sud de la plage Seven Mile Beach se trouvent dans la paroisse de Westmoreland. Le nord de la station balnéaire, le long de la plage, se trouve dans la paroisse de Hanover. Negril est devenue l’un des centres touristiques les plus connus de la Jamaïque.

Arrivés, nous roulons sur la Maine, bordé d’hôtels et de motels. Les grandes chaines 4 et 5 étoiles y sont, il y en a également de nombreux plus petits et plus abordables complexes. Cette fois-ci malgré l’insistance de quelques revendeurs, nous décidons de nous arranger nous-mêmes. Nos deux premiers arrêts sont infructueux plus de place, mais au Fun Holiday un genre de tout compris un peu vieillot, qui a probablement connu ses heures de gloire avant l’arrivé des grandes chaînes, nous offre une chambre à 75 $ la nuit, c’est bon.

L’endroit est propre, sympa et sur la plage avec bar-plage. Le temps est bon, le soleil radieux, ça, c’est des vacances !

Ce soir nous souperons à l’italienne chez Angela’s Italian restaurant. Négril c’est une strip de plage de sable blanc de plusieurs kilomètres de long, d’ailleurs elle se nomme « seven miles beach », très sympathique parce que développé avant l’arrivé des gros complexes.

Comme depuis le début du voyage la soirée se termine par un arrêt au Super Market ou au dépanneur pour acheter des popsicles, de la bière pour moi et de la Smirnoff pour Julie ainsi que de l’eau. À noter que l’eau du robinet est bonne à boire partout dans l’île, elle est cristalline, mais pour moi l’achat d’eau est une habitude de voyage et une préférence de ne pas prendre de risque.

Jour 6

Fera-t-il beau parce que pour l’instant, sauf pour hier en fin de journée, bof pour la météo!

Je tire le rideau de la chambre, le matin est magnifique le soleil brille, la chaleur est au rendez-vous. Nous marchons sur la plage à la recherche d’un resto pour le petit-déj.

Il y a une chose que la Jamaïque ne semble pas être ou bien nous ne sommes pas en saison, c’est le paradis des fruits. Au petit déjeuner, une assiette de fruit comme plat principal se compose de 2 tranches d’ananas, d’une petite orange et de 2 ou 3 morceaux de papaye.

À Négril il y a l’ancienne partie de la ville, ou nous pourrons trouver un bureau de poste pour Julie qui veut envoyer des cartes postales à sa famille. On en profite pour faire une petite épicerie.

Il est maintenant 11h30, nous nous préparons à prendre la route et visiter la région. À Mayfield il y a une chute qui, il parait en vaut la peine. Mayfield c’est peut-être à une heure d’ici, par les routes d’arrière-pays. On ne sait pas à quoi s’attendre. Chemin faisant à 15 minutes de Négril, Julie « spot » ce qui semble être un resto familial tout au haut d’une colline. Nous nous y arrêtons. L’endroit n’est pas opérationnel, en devenir je crois. Mais Patrick et sa famille heureuse de nous voir ne veulent plus nous laisser partir et insistent pour nous préparer de quoi manger.

Ils nous servent de la Red Strip et la maman s’installe à la cuisine. Sans rien commander de spécifique, on nous sert deux bonnes assiettes et c’est bon ! On parle de tout avec la famille et Patrick qui nous fait promettre que si l’ont revient sur l’île une chambre nous attends chez lui.

Un peu tard maintenant pour nous rendre jusqu’à Mayfield et en regardant au loin dans ce bout de l’ile la météo ne semble pas très bonne. Nous retournons à Négril, faire les touristes, marchés sur la plage et nous baigner.

À l’hôtel le Mariposa, il y a un petit resto italien Da Gino au décor intéressant.

Petite ambiance sympa, l’air est bon, le vin aussi, la soirée est très agréable.

On rentre à l’hôtel pour terminer la soirée et prendre ça relax, il est 22h30. Mais après 6 jours de vacances, on prend le beat et Négril c’est la place pour faire le party. La musique est forte chez Alfred’s on décide d’aller y faire un tour pour découvrir que c’est soirée « dance » sur la plage et qu’ils y ont installé une clôture temporaire. En entrant, une fois le cover charge payé, on découvre que c’est une soirée musique et pot à volonté. En fait ici tout le monde consomme Marijuana, Coke, Ecstasy tout est disponible, d’ailleurs ça ne faisait pas 1 heure que nous étions arrivés à Négril que l’on se faisait demander « you want to smoke ». Boom boom, dance dance, boom boom, dance dance, tout le monde est soit gelé ou saoul ou les deux…. Négril ville de décadence amusante…ville de party … very very cool!

Jour 7

Il fait encore beau Négril ne déçoit pas. Aujourd’hui c’est jour de lavage. Grosse journée de farniente. Plage, bar, jeux de cartes et souper. Dodo pas trop tard, cette fois-ci.

Jour 8

Il fait beau. On se prépare à prendre la route et à quitter la région pour poursuivre notre chemin encore plus au Sud, direction Black River et Treasure Beach. Pas très loin en sortant de Négril, on fait la rencontre de Benjamin, avec insistance il nous propose une visite dans son coin de pays question d’aller voir quelques attractions comme le Blue Hole et le Roaring River Garden il nous fera éviter le stationnement coûteux, les frais d’entrés et sera en plus un guide personnel, bon vendeur il nous assure que si nous n’y trouvons pas notre compte on n’aura rien à lui payer et qu’au contraire un pourboire à notre discrétion sera le bienvenu.… On hésite un peu, mais c’est le genre de rencontre qui parfois amène à de belles surprises, et je trouve que c’est pas mal comme deal, partons à l’aventure. Premier arrêt à l’entrée du parc, il nous indique un endroit ou l’on pourra garer la voiture… De là nous enjambons une clôture pour ensuite longer une petite rivière, une station de pompage électrique et descendre jusqu’à la maison familiale

ou nous faisons la rencontre des ses sœurs nièces et neveux. Après l’achat de quelques boissons gazeuses

et la prise de quelques photos nous revoilà parties pour l’aventure.

Benjamin nous fait visiter plusieurs endroits, nous intéresse à la végétation et s’est odeurs nous challenges de les décrire correctement. Nous passons quelques heures à parcourir l’endroit, mais toujours en passant par la porte d’en arrière…une façon peu commune en tant que touriste de visiter.

En passant par l’arrière pays, les rencontres sont inévitables, en voici quelques’unes.

Au départ Benjamin nous avait offert son aide maintenant nous avions envie de le rétribuer, mais combien ? Je lui offre 20$ US, que j’imagine suffisant pour les deux heures d’accompagnements qu’il nous aura donnés et il me fait sentir que c’est un peu cheap… surpris je me rappelle que nous nous étions entendus sur une contribution volontaire. Après quelques minutes de négociations et d’argumentation, je lui verse finalement non sans contrariété environ 36$ US. Oui nous avions passé un bon moment oui il avait bien pris soin de nous, mais à 36$ je ne trouvais plus que nous avions fait un bon deal.  Il nous accompagnera jusqu’à la voiture ou la encore on se fera réclamer des sous par un autre Jamaïcain qui lui affirme avoir passé l’après-midi à surveiller notre voiture pour quelle soit en sécurité. En colère et impatient je lui ai crié de s’arranger avec Benjamin qu’il avait des sous pour le payer. Nous sommes parties. Ce sera une …expérience, à noter qu’il est préférable de s’entendre avec le guide du montant de la rétribution avant de faire l’excursion.

Nous nous arrêtons au Googly pour luncher on y rencontre un couple de Manitobain, qui eux aussi à cause du mauvais temps au Nord ont décidés de prendre un chauffeur et de venir dans la région quelques jours. Ils nous confirment donc que l’on a fait le bon choix de quitter le Nord. Il ne nous reste qu’à espérer que dans 3 ou 4 jours le beau temps y sera de retour en même temps que nous.

La route est belle, les petits villages se succèdent les un après les autres. Nous traversons l’ Avenue des bambous… wow !!!

Treasure Beach semble être en retrait loin de la route principale. Nous sommes en pleine campagne Jamaïcaine, les champs sont en cultures, plantation de bananes et de canne à sucre. Nous ne sommes plus très sûrs du chemin à suivre. Sur la route j’aperçois un paysan qui pourra peut-être nous diriger. Oh ! t’a vu Julie la grosseur de sa machette ? Comme c’est la campagne et que les distances sont grandes, le transport communautaire est coutume ici. Il insiste donc pour profiter de l’occasion de se faire faire un lift. Un peu coincer entre « J’te donne un coup de main » et « Elle n’est pas p’tite ta machette », j’accepte de l’embarquer, sachant très bien que généralement la nature humaine est … bonne. Nous parlons. Je suis finalement très content de l’aider, il a une blessure grave à une jambe que je n’avais pas remarquée. Elle est très enflée parce que mal soignée, un accident aux champs. Il dit qu’il n’a pas les moyens de consulter le docteur. Je lui donne donc un lift sur environ 2 ou 3 kilomètres dans le sens opposés d’où nous devions aller.

Nous arrivons à Treasure beach il n’y a presque personnes.  Quelques hôtels, quelques voitures et c’est tout. Nous logeons au Golden Sands à 55 $ la nuit incluant une bonne quantité de … fourmis.

L’endroit est super beau, propre, mais sablonneux j’imagine, et comme nous logeons au rez-de-chaussée, les fourmis entrent dans la chambre en rang d’armée par le dessous de la porte. Julie on n’aurait pas du chasse moustique par hasard ? Et voila! c’est vite réglé.

Très relax comme endroit très sympa avec un petit resto juste à côté. Ted le capitaine d’une chaloupe nous offre des excursions au « Pelican Bar » très connu, situé en pleine mer sur un ilot de sable, une visite de la Black River, de ses crocodiles ainsi que l’observation des dauphins en mer. Nous n’y sommes pas allez, et ce sera mon premier regret du voyage … Je reviendrais.

Jour 9

Julie et moi sommes un peu mêlés quant à ce que nous voulons faire de notre journée on tourne en rond. On va au guichet retirer des sous, on revient pour déjeuner et finalement 11h arrive. Le problème c’est la pluie du côté Est de l’île on veut bien y aller, mais on n’est pas sûr du temps. Il y a ensuite Kingston, la partie du voyage qui nous inquiète le plus. Kingston est reconnu pour être la ville ou il y a le plus de meurtres au monde! Moi, je le sais depuis longtemps pour l’avoir lu lors de la préparation de ce voyage, mais j’ai toujours évité de le dire à Julie, jusqu’à tout récemment pour ne pas l’inquiéter. J’ai pris note des quartiers à éviter ainsi que ceux les plus sûrs. On décide de plier bagage et de rentrer sur Kingston, alors « here we come ». En route on arrête chez Juice Pattie l’usine des fameux pâtés jamaïcain, l’original avec son resto à la McDo juste à côté. Assez ordinaire comme repas, ça ne valais pas un arrêt.

La rentrée dans Kingston se passe bien on trouve l’hôtel Indies, mais c’est complet. Sur la même rue, il y a le Knutsford Court Hôtel, mais c’est cher, par contre on a envie d’une bonne douche chaude, de draps moelleux et de se sentir en sécurité. À 111 $ la nuit ce sera la plus cher payé du voyage. 

Le quartier où nous sommes semble être assez touristique, donc pas de bum, pas de clan, pas de gang. À quelques coins de rue, il y a le Indies Pub & Grill pour le souper, un genre de resto Jamaïqu’indien finalement, pas très indien. Mais comme partout où l’on a mangé jusqu’à présent, c’est bon.

Jour 10

On décide d’aller prendre un café au resto de l’hôtel avant de partir. On ne veut pas trop flâner dans la ville, c’est le jour il y a moins de danger, mais on ne restera pas une autre soirée, on ne se sent pas à l’aise, alors nous déjeunerons en route. Lorsque nous voulons payer notre café à l’hôtel , nous apprenons part le fait même que notre déjeuner était inclus dans le prix de la chambre, mais nous étions déjà prêt à partir, faudra se renseigner mieux la prochaine fois. Aujourd’hui nous tenterons de rejoindre Port Antonio sur la côte Est. Le temps est bon, la météo favorable. Nous descendons le centre-ville c’est samedi la circulation ce fait aisément.

Petite visite au Devon house et détour par Port Royal pour visiter les vestiges du début de la colonisation, détruit à quelques occasions par la guerre et par un tremblement de terre.

Nous roulons sur la A4 direction Boston Bay complètement à l’Est de l’île, nous y serons en après-midi, il fait beau le temps tient bon. Petit arrêt pour le lunch dans un resto pour les locaux. On nous propose du Dr Fish, un poisson blanc. Et bien c’est ici que je vous affirme que nous avons eu droit au pire de nos repas en territoire Jamaïcain. Dégueulasse, le goût, la texture, on dirait qu’il a été cuit dans un bouillon de soupe Lipton assaisonné de sel, le poisson à tellement d’arrêtes qu’il faut avoir les deux mains plonger dans l’assiette pour parvenir à manger trois bouchées et demie.

Sur la route vers le Nord à Boston Bay on y trouve de nombreux comptoirs où l’on sert à ce qu’il parait le meilleur Jerk de l’île. Nous achetons un demi-poulet, quelques boissons et partons nous installer dans un petit parc en bordure de route on l’on peu observer quelques amateurs s’adonner au surf.

Qui ne se souvient pas du fameux film le Lagon bleu avec Brook Shield? C’est sur notre route. Le film à été tourné ici en 1980. Sur la route principale, un petit écriteau nous indique le chemin à suivre, The Blue Lagoon par ici. Tout à coup que Brook y est encore et peut-être s’y baigne t’elle ? Nue ? On y est et ce n’est même pas un détour, let’s go Julie allons au moins voir. En tournant sur le chemin descendant vers la baie, nous sommes arrêtés par une personne qui se propose notre guide, bon ça recommence, grrrr… un gentil non-merci ne le convainc pas. Une deuxième, une troisième et une huitième tentative ne le convainquent toujours pas. Il nous suit, à pied la route est à pic et en gravelle nous n’allons pas très vite et puis quoi ? Rendu en bas je vais devoir négocier un pourboire parce qu’il nous a accompagnés, malgré, mais nombreux refus. Je débarque de la voiture et décide de lui expliquer que depuis notre arrivé dans son si beau Pays, nous étions enchantés par tout sauf par l’insistance des locaux à carrément vouloir nous exploité. Que nous n’avions pas besoin d’aide pour aller jusqu’en bas de la côte et que pour n’importe qu’elle considération je ne lui donnerais aucun pourboire, tu perds ton temps. Ok sir, ok sir, il me sors tous ses arguments, I will show you this and that and this and that… laisse faire I will show you, I will look on my own …abuseur. Je rembarque dans la voiture, rien à faire il nous suit toujours….Je rage. Et je rage encore plus de voir qu’il voulait profiter de nous pour nous soutirer des sous parce qu’il n’y a plus rien à voir, mais vraiment plus rien, un lagon bien ordinaire avec une végétation si dense que l’on imagine mal que le film a été tourné ici. Rien ! Payer pour ne voir rien… Une chance qu’on a pas payé !

Nous arrivons à Port Antonio, un joli endroit.

Une grande baie d’un côté et une plus petite de l’autre. Nous louons une chambre au Ivanhoe Guesthouse, pour 42$ la nuit. Comme tout ce que nous avons loué jusqu’à présent, un peu vieillot, mais propre.

En ce qui nous concerne, c’est la seule chose qui compte. À la marina, ils servent le souper au restaurant Norman’s Marina. Bon un peu chic comme endroit, mais pourquoi pas c’est la St-Valentin aujourd’hui.

Jour 11

Oh que la nuit a été longue. Les chiens ont aboyé, les poules ont caquasses et au petit matin les coqs ont chantés. Une nuit mouvementée.

Il reste 4 jours au voyage, 5 en comptant aujourd’hui. Nous avons l’idée folle de nous rendre à Falmouth, de couper l’île en deux, pour retourner terminer les dernières journées de notre voyage à Négril. À la bifurcation de la route qui passe par les montagnes bleues nous hésitons, avec toute la pluie des derniers jours nous ne connaissons pas l’état des routes en montagnes, pour avoir lu que les conditions changent constamment dans cette région, le plus sage serait de poursuivre sur le long de la côte Nord et de repasser par l’Ouest de toute façon ça se fait très bien. Les Montagnes bleues sont aussi une attraction importante de l’Ile, mais bon pas cette fois la température n’est pas de notre côté.

Surprise la route entre Ports Antonio et Ocho Rios est neuve et particulièrement sinueuse, mais très agréable. On roule de bons trains. À Falmouth j’insiste un peu auprès de Julie pour passer la nuit au fameux Time Place du Guide le Lonely Planet.
Dans le guide ils décrivent l’endroit comme un paradis bien relax et cool. C’était jadis. Survendu l’endroit est relativement bien, mais à un air d’abandon, pas de bouffe, pas de service enfin nous y passons la pire nuit du voyage avec des chiens aboyant encore toute la nuit. Nous sommes allés souper au Glistening Water Restaurant, un endroit touristique pour visité un lagon avec des eaux lumineuses, mais il est tard nous sommes fatigués et c’est complet pour la soirée.

Jour 12

Nous n’avons pas tellement envie de profiter de l’endroit nous quittons rapidement. Nous arrêtons déjeuner au Tobby’s à Montego Bay, puis regardons pour réserver une chambre d’hôtel pour la veille de notre départ, mais comme Julie ne semble pas vraiment décider et les petits hôtels ne semble pas bonder, nous continuons notre route vers Negril.

Au Fun Holiday, il n’y a plus de place nous trouvons une chambre au tamboo-hôtel (à 72$ déjeuner inclus cette fois).  Il faut préciser que les Jamaïcains aiment négocier et c’est juste un peu décevant que l’on s’en soit aperçu vers la fin de notre voyage, car dans ces petits hôtels, il y a moyen de négocier. Pour souper, nous allons passer du temps au Kuyaba, un joli resto situé à côté, la bouffe est très bien j’ai mangé un délicieux Stroganoff. À la fin du repas lors que nous sommes prêts à payer la serveuse nous informe comment fonctionne le pourboire. Elle nous indique que le premier pourboire est pour le cuisinier et le 2e est pour elle (donc environ 25%), non, mais là franchement … on a fait le bon vieux calcul du 15% de la facture et elle s’organisera avec le cuisinier.

Dodo tôt pour récupérer de la nuit passer chez Tony Time place.

Jour 13

Encore du beau temps en fait sauf pour les quelques premiers jours il a toujours fait beau.

Julie et moi profitons de la journée pour reprendre la ou on avait laissé la semaine dernière allons visiter les chutes de Mayfield. Nous passons par Savana de la Mar, entrons dans les terres en passant par de tout petits villages la route n’est pas très belle, des trous partout.

À Mayfield Falls l’eau de la rivière est agréable. La saison des pluies étant passées, la rivière ne nous révèle pas toute sa splendeur. Le temps et bon le moment agréable. Au retour nous prenons une route différente vers le nord pour aboutir à Lucea. En chemin nous avons fait monté une jeune femme qui doit aller au village acheter quelques articles pour son fils, les montagnes sont extrêmement rudes les chemins abrupts les routes difficiles.

Il y a déjà eu un jour ici de l’asphalte, mais ça doit faire bien longtemps. La fin du jour nous donne une belle lumière. Nous soupons à l’hôtel et allons prendre un drink au Kuyaba.

Jour 14

Encore beau. Demain nous reprenons l’avion à 15h. Nous devons rentrer sur Montego Bay dans le courant de la journée d’aujourd’hui nous profitons une dernière fois de la mer et de la plage de Negril. Et un ti lunch au resto de l’hôtel, une pizza au homard, finalement il est 13h00, nous reprenons la route vers Montego Bay a environs 150 kilomètres peut-être un peu plus.

Après quelque hésitation de Julie, on s’installa au Bayshore Inn.

Souper au Pélican dodo pas trop tard. La nuit est bruyante et un peu inquiétante, je trouve que ça rôde un peu autour de la voiture.

Jour 15

C’est le départ retour à Montréal. Dans quelques minutes Montego Bay sera envahi ! Nous prenons le petit déjeuner à la terrasse de l’hôtel voisin.  Une petite séance de magasinage souvenir de dernière minute oblige.

Nous rapportons la voiture chez Dhanna qui nous reconduira à l’aéroport par la suite. Il est 11h le vol est à 15h, profitons du Rhum Jamaïcain au bar de l’aéroport pour une dernière fois. 

C’est avec tristesse que nous quittons La Jamaïque mission accomplie un Pays où on aura découvert tant de choses.

Le vol aura du retard en provenance de Toronto, notre correspondance.

24H15 – Montréal fin – c’était super !!!

LIENS WEB

www.jamaicarafting.com

www.glisteningwaters.com

www.dunnsriverfallsja.com

www.mayfieldfalls.com

www.hoteljamaicancolors.com

www.go-jam.com

Publicité

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s