Montréal – Natashquan été 2010

Juin 2010

J’ai tenté de rejoindre Natashquan en 2005, mais l’ouragan Katrina après avoir fait tant de ravage en Nouvelle Orléans est venu se jeter sur la Côte-Nord ou j’ai dû me réfugier au motel pendant 3 jours pour finalement décidé de changer de cap et de rejoindre la Gaspésie. Ce fut un voyage mémorable sous un ciel bleu et du temps chaud.

Pour lire mon récit de 2005, suivre ce lien   Montréal – Natashquan (au temps de Katrina!)

Mais cette fois-ci ce sera la bonne, go Natashquan go.

Pour la petite histoire, Natashquan est situé sur la Côte-Nord du fleuve St-Laurent dans le comté de la Minganie. Le dernier village accessible par la route, c’est le bout du bout. En 2006 on y dénombrais 264 habitants. Natashquan provient du mot innu-aimun Nutashkuan qui a pour signification exacte « là où l’on chasse l’ours »

Jour 1 Montréal – St-Siméon

C’est un départ. Pas de sentiment d’urgence juste le goût de prendre la route.  Je roule en direction de Québec, ou je m’arrête à la promenade Champlain pour manger.

Le temps est magnifique, pas trop chaud.

Ce soir je vais coucher au Camping Lévesque à St-Siméon… chuttttt… c’est un secret bien gardé, le camping Lévesque n’est pas connu.

Caché dans une courbe à la sortie de St-Siméon, il faut descendre un chemin abrupt qui nous mène droit au bord du fleuve.   Lors d’un arrêt ici il y a quelques années, je m’étais fait réveiller par le souffle d’une baleine à moins de 200 mètres de ma tente… Mémorable je vous le dis.

Nous sommes un peu tôt dans la saison… Je suis quasi seul, je m’installe sur la pointe, l’emplacement le plus demandé.

Je découvre que mon sac de couchage n’a plus de fermeture éclaire, probablement cassé par les enfants lors d’un emprunt récent!  Je vais avoir froid. Je laisse à porté de main tout le linge chaud que je possède au cas où durant la nuit j’ai à enfilé quelques vêtements.  Je vais m’arrêter demain à Baie-Comeau je trouverais sûrement un magasin de sport pour me procurer un nouveau sac.

Jour 2 Camping Lévesque – Maliotenam

Le matin est magnifique je me ramasse et prends la route direction nord-est à baie St-Catherine j’en profite pour prendre le petit déjeuner avant la traverse du Saguenay qui mène à Tadoussac. Ensuite les villages se succèdent: Tadoussac, Les Bergeronnes, Les Escoumins, Forestville. A Baie-Comeau je vois les indications pour le Labrador, je me dis tiens un jour peut-être pourquoi ne pas aller jusqu’au Labrador.

J’ai besoin de changer mon sac de couchage, je fais donc le tour de la ville.  Je n’arrive pas à trouver quelque chose de convenable… Je poursuis mon chemin.

Quelques parts entre Baie-Trinité et Port-Cartier je trouve ce petit coin de paradis, un bout de plage devant la Mer.

Je serais seul, j’hésite je voudrais monter ma tente pour la nuit, mais je ne suis pas sûr si je suis en terrain privé ou non…. J’hésite longuement, pour finalement décider de poursuivre il est tôt et Sept-Îles n’est pas très loin.  Je découvre sur ma route Rivière-Pentecôte et sont joli camping  j’en prends bien note, peut-être pour le retour.

Je continue

Je poursuit et traverse Port-Cartier et son immense aluminerie, je circule au port et en ville.  Je continue.

Il est 16h Sept-Îles est en vue, je décide que je prendrais un motel ce soir il fait frais et j’ai envie d’une chambre. Je ne sens pas l’urgence, je me sens bien l’atmosphère est agréable, je me promène dans les rues de Sept-Îles et visite le port.

J’aime bien les ports on y découvre toutes sortent de choses et souvent l’occasion de faire de bonne photos.

17h s’annonce je me dirige vers un premier Motel, j’en avais repéré quelques ‘un à mon arrivé. On me répond qu’il n’y a pas de place et que fort probablement je ne trouverais pas de place ou loger dans les environs.  On me raconte qu’avec le développement minier et hydro-électrique de la région les motels/hôtels ne suffissent plus à la demande.  Je me dirige vers un deuxième puis un troisième établissement rien à faire.  La dame du troisième hôtel m’offre de téléphoner au village suivant ou je pourrais peut-être trouver à me loger ils ont quelques chambres dans des maisons mobiles annexées au dépanneur du village.    Grrrrr  je n’avais pas envie de poursuivre ma route, mais je n’ai pas autre choix.

Direction Maliotenam  une réserve indienne innue.  J’arrive au dépanneur, pas difficile à localiser, on m’attendait.  Le proprio m’indique qu’il n’y a plus de place ici, mais qu’il est disposé à venir me montrer une chambre dans un camp de chasse situé non loin, un camp en bordure de la Rivière-Moisie.  Il fait nuit j’ai froid, j’ai faim, je me sens déstabilisé et j’aime ça une nouvelle expérience en vue s’annonce.  Je suis dans une réserve indienne à côtoyer des autochtones, ce qui n’est pas courant dans ma vie. J’aime les rencontres

Je m’installe, mon hôte m’indique, que d’autre viendront plus tard que le camp comporte 5 chambres et qu’en principe elles se rempliront en soirées.

Je sors mes réserves de bouffe et profite du moment. 

Finalement j’ai passé la soirée à échanger avec un représentant industriel qui se trouve à être dans le pour affaires.

Jour 3

Je m’ouvre un œil j’entends un va et viens dans le camp il est tôt je sais que ça ne sera pas long avant que tous soient partis travail oblige.  Je profite seul de l’endroit encore un peu et prends la route, il n’est pas tard.

J’arrive rapidement à la fameuse chute Manitou.  Située entre Sept-Îles et Rivière-au-Tonnerre, cette immense chute impressionne. Située sur la rivière du même nom, elle se jette non loin de l’estuaire du Saint-Laurent. À l’entrée se trouve un centre d’interprétation ou probablement des frais d’entrée pour visiter la chute sont exigés, mais comme il est tôt le centre n’est pas ouvert.  J’entreprends un trek dans le secteur il semble y avoir plusieurs sentiers.  Le temps est calme les chûtes sont bruyante je commence à craindre la présence d’un ours qui ne m’entendra pas venir, l’idée m’envahit, me hante …. Je continue.

Malheureusement j’ai pris le mauvais sentier celui-ci ne m’amène pas au pied de la grande chûtes, le décor n’en est pas moins jolie, je prends quelques photos et rebrousse chemin. Fatigué de ma randonné je décide de reprendre la route, je file en douce le centre est ouvert depuis un moment et je ne veux pas être intercepté.

Je remarque à mon grand étonnement que plus je  monte au Nord plus il y a encore des lilas en fleur nous sommes à la mis juin tout de même! Après Mingan et Havre St-Pierre le décor change, les villages sont font plus rare la végétation n’est pas la même. Je me retrouve dans ce joli décor désertique je m’y arrête pour prendre une pause.

Il ne me reste plus beaucoup de route à faire pour arriver en fin d’après-midi à Natashquan

Sur les derniers 20 kilomètres, la route se dégrade et devient moins large.

J’entre dans le village et décide de me rendre au bout de la route ici s’arrête le bitume de la 138.  Par contre je me rends bien compte que l’on peut poursuivre sur la Gravel, probablement jusqu’au prochain village autochtone.  J’ai une petite frustration de ne pouvoir poursuivre faute d’une moto adéquate pour la garnotte.Je découvre à Pointe-Parent un magnifique Café-Bistro sur mer, possédant une terrasse, une salle de spectacle, une galerie d’art, un coin pour flâner, bouquiner ou jaser, le café-bistro de l’Échourie c’est tout cela en même temps! Située à l’autre bout du monde, l’Échourie propose une détente bien méritée tout près des célèbres anciens bâtiments de pêches des Galets.

La journée s’achève comme tous les soirs c’est le temps de décider camping ou auberge ?  J’aime bien le camping, mais pas quand il fait froid et je n’est pas réglé ma situation

avec mon sac de couchage brisé…. Je m’installe l’Auberge le Port d’attache, c’est mignon.

Jour 4

Je flâne dans le coin, comme je suis arrivé en fin d’après-midi hier j’ai eu le temps de visiter les environs, me promener sur les Galets, d’aller au quai.

Natashquan tout compte fait c’est bien vite visité, et comme c’est dans un cul-de-sac et qu’il n’y a pas autre place à aller je me résigne je reprends la route du Sud.

Je ne suis pas pressé, je prends le temps de quitter la route principale pour faire les baies, les anses, je reviens tranquillement.

Je prévois être à Montréal dans deux jours.

Cette fois-ci je couche à Rivière-Pentecôte, joli camping …

Jour 5

Je reprends la route, ça roule bien et de bon train.

Sur le chemin du retour – Le tunnel Saint-Nicolas, route 138, entre Franquelin et Godbout

…  Je suis à Québec déjà !  il est 16h.  J’arrête le temps de mettre mon imperméable il pleut, mais ce sera de courte durée.  Je décide de poursuivre et de coucher à la maison ce soir…

duboutdumonde

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